mercredi 19 mars 2008

Votre empreinte numérique

Dans un article de Ryan Paul paru sur ars technica, les conclusions d'un rapport de la firme IDC sont présentées. On y apprend qu'en 2007, le volume total d'information numérique créée et reproduite globalement a atteint 281 milliards de gigabits (soit 451 GB par personne). Pour vous donner une idée, ce nombre ahurissant est supérieur au nombre d'étoiles dans l'univers! Pour la première fois, le volume de contenu numérique a dépassé la capacité totale de stockage. IDC prévoit qu'en 2011, seulement la moitié de l'univers digital sera conservé (est-ce que ce blogue sera inclus?). Tout ce contenu provient entre autres du milliard de caméras numériques et d'appareils photo intégrés aux téléphones cellulaires. L'image ci-dessous provient du site d'EMC, qui fait le suivi du contenu numérique mondial:


Sur une note plus inquiétante, le volume d'information numérique généré automatiquement sur nous dépasse celui que nous créons activement nous-mêmes: noms sur des listes d'envoi, images prises par des caméras de sécurité, recherches sur Internet, etc. Alors que notre "ombre numérique" prend de l'expansion, les risques d'atteinte à notre vie privée augmentent de façon proportionnelle.


Quelle est votre contribution à l'univers numérique? Vous pouvez calculer votre empreinte digitale quotidienne en téléchargeant l'application ci-dessus, disponible chez EMC.

Une question de référence

Si vous ne l'avez pas déjà vu, le dernier épisode des Têtes à claques met en vedette un usager de bibliothèque publique assez porté sur la chose. Notez que la personne au comptoir du prêt (fort stéréotypée au demeurant) lui répond avec flegme... futurs bibliothécaires, préparez-vous à en voir de toutes les couleurs! (photo: http://www.tetesaclaques.tv/)


vendredi 14 mars 2008

3x5 life to second life : 35 years of keeping up

Candy Schwartz, professeur à la GSLIS de l'université Simmons, présidente de l'American Society of Information Science and Technology est venue à la GsLIS de Mc Gill présenter une conférence sur l'intégration des innovations estampillées "Web 2.0" dans le domaine de la bibliothéconomie.
Dans le domaine des ressources :
- Google suggest Labs
- Scopus et Google Scholar
- Open content alliance
- Open Library
Dans le domaine de la fourniture, de l'agrégation de contenu :
- RSS4Lib
- Penntags
- LibX
- Library and Dspace
- information commons
- eXtensible Catalog
- iSchools
- Moodle (free software ; logiciel libre)
Je vous laisse découvrir ces différentes intégrations et applications regorgeant de possibilités.

dimanche 9 mars 2008

Longtemps après l'Office de la langue française du Québec, la France met en ligne un service de terminologie officielle

C'est dans l'édition en ligne du 8 mars du Monde que l'on peut lire : «Le ministère de la culture lance un site consacré à la langue française».

Le français est une langue vivante, bien sûr. Mais aussi extrêmement
mouvante. Tous les jours, il s'enrichit de nouveaux termes, en déforme certains
pour en inventer d'autres et, à l'inverse, en voit disparaître qui, peut-être,
reviendront plus tard, parés ou non d'un usage ou d'un sens un peu
différents.
(...)
Ce site permettra d'accéder à des rubriques qu'on nous promet actualisées
en permanence, contenant les termes publiés dans chaque secteur, de rechercher
l'équivalent français d'un terme étranger (brainstorming, think tank, etc.) ou
de consulter la définition d'un mot apparu dans l'actualité. (...)

En espérant que les médias français auront la brillante idée de l'utiliser conjointement avec le Grand dictionnaire terminologique pour enfin comprendre que les concepts exprimés en anglais existent déjà, la plupart du temps, en français et que leur utilisation inefficace de termes anglais démontre davantage leur incompréhension de la langue anglaise que leur bilinguisme.

Je suis française, résidante du Québec depuis 12 ans et surprise d'entendre ma mère utiliser de plus en plus de termes anglais quand elle me parle des nouvelles - elle ne parle pas anglais - alors qu'elle comprendrait mieux de quoi il s'agit exactement en français et commente d'un Ah bon!!! quand je lui donne la traduction pourtant toute simple de ces termes (car la plupart du temps il ne s'agit même pas de néologismes... ).

Je suis donc curieuse de voir comment la Commission générale de terminologie et de néologisme comprend la francophonie hors territoire métropolitain de la France...

À explorer : FranceTerme

samedi 8 mars 2008

Des citoyens du quartier Notre-Dame-de-Grâce fâchés par la fermeture de la BFH mettent sur pied un réseau bibliothécaire communautaire

Paru dans Le Devoir, Édition du samedi 08 et du dimanche 09 mars 2008, par Frédérique Doyon :

La bibliothèque Fraser-Hickson (BFH) est -- temporairement -- morte, vive
la Bibliothèque sans frontières! Des citoyens du quartier Notre-Dame-de-Grâce
fâchés par la fermeture de la BFH mettent en effet sur pied un réseau
bibliothécaire communautaire pour répondre aux besoins du quartier.

«On
travaille à créer un catalogue de librairie communautaire qui comprendrait tous
les livres que les gens du quartier acceptent de se prêter mutuellement», a
expliqué au Devoir Matt Trowell, un résidant du quartier qui a été
particulièrement actif dans la lutte pour sauver la BFH. Il mène ce projet avec
une douzaine d'autres citoyens. La Bibliothèque sans frontières (BsF) compte
pour l'instant un catalogue de 100 titres en diverses langues (arabe, espagnol,
allemand, anglais, français) qui couvre une variété de genres et d'auteurs. On y
trouve notamment Der Blaue Reiter, une petite publication muséale sur le groupe
d'artistes allemands du même nom fondé au début du siècle dernier, entre autres
par Vassily Kandinsky, un ouvrage d'Italo Calvino en espagnol, Por qué leer los
clásicos, Les Histoires inédites du Petit Nicolas de Goscinny et Sempé ainsi que
Finnegans Wake de James Joyce. (...)

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