lundi 28 avril 2008

Interfaces Montréal : : Conférence 5 : "Visualization"

L'image dans toutes ses dimensions, de l'écran de votre télévision écran plat à votre écran tactile de votre pda-telephone, a envahi nos vies : elle nous guide et nous informe.

Une conférence a eu lieu le mardi 29 avril à 17h, à la Société des Arts Technologiques
sur ce thème de l'imagerie intelligente au coeur duquel la visualisation évolue.

Dans un premier temps, on a mangé. Pas d'exercice intellectuel sans un ventre plein, voyons. 'était bien agréable surtout que je n'avais pas mangé à midi.
Au bout d'une heure d'accueil des participants, le responsable de la série des conférences à la SAT nous a invité venir rejoindre nos places pour écouter la conférence.

Le premier conférencier, J. McGuffin , a brossé un tableau de 8000 années de visualisation en l'espace de 15 minutes, autant dire que ce fut éclair et pas nécessairement éclaircissant pour les personnes qui en savaient peu sur le sujet. Tout de même, cet aperçu a pu au moins donner l'envie d'en savoir plus. Ce que ces confrères conférenciers étaient chargé de faire dans l'explicitation de leur activité professionnelle actuel.

Éric Simon et Cory Kumm – Directeur des produits, Simulation et Gestionnaire des produits, simulation humaine, PRESAGIS ont montré différents outils de simulation permettant de faire de l'aide à la décision. La plupart des applications sont destinés au domaine militaire. Cependant, ils développent aussi des outils de simulation d'aide à la décision dans le civil, notamment à pour la gestion des ambulances d'Ottawa.

Le troisième conférencier, René Villeneuve – Associé, Groupe Numérique, a dressé un portrait mitigé de la haute définition. En résumé, la plupart des écrans qu'on nous vend sont des écrans capable d'afficher un signal haute définition. Mais, les contenus fournis ne le sont pas (que ce soit par câble, satellite ou les canaux de diffusion à antenne). Il pose en conclusion la question : est-ce intéressant de développer de la diffusion HD alors que les récepteurs des contenus peuvent très bien s'afficher par un écran de cellulaire.

Après des exposés très "high tech", Michel Panouillot – Interactive Media Designer, Experientiae Electricae, nous a présenté sa réalisation artistique tout à fait étonnante, dont la ligne directrice et fondatrice était la "low definition". La video de la conférence> va être bientôt en ligne. C'est vraiment génial! Le high de la soirée :-)
Enfin le dernier conférencier démonstrateur, Stéphane Galibois – Creaform, a montré une invention utile pour les musées par exemple. Son appareil permet de scanner des objets et de voir en direct la modélisation 3D de l'objet et sa visualisation 3D.

Effectivement, il n'y avait pas de liens directs avec les sciences de l'information. J'espérais peut être une intervention non pas sur la visualisation de données scientifiques dont les variables sont inhérentes aux données, mais sur l'information. Rien n'a été dit sur ce point en particulier. Je vous invite cependant à regarder la vidée quand elle sera en ligne du Pixi, une oeuvre d'art video, de Michel Panouillot, assez fascinante!

Pour en savoir plus

dimanche 30 mars 2008

Interview avec Jambina, bibliothécaire de référence sur Second Life

Vous connaissez déjà la référence virtuelle, où l'usager peut converser en temps réel (clavardage) avec un(e) bibliothécaire. Encore plus fort: faire de la référence dans un monde virtuel. Entrevue avec Jambina Oh, bibliothécaire dans Second Life. (Vous pouvez visiter les bibliothèques de SL ici).

Jambina, comment es-tu devenue bibliothécaire dans Second Life?

  • J'en ai entendu parler en lisant le billet d'un bibliothécaire sur son blogue, qui cherchait des bénévoles pour la bibliothèque d'Info Island International, qui est maintenue par l'Alliance Library System of Illinois. Je me suis inscrite sur SL, je me suis promenée un peu et j'ai réalisé qu'un paquet d'institutions et de compagnies y sont établies. Alors, j'ai décidé de m'impliquer. Je suis à la référence 5 heures par semaine.
Quelle est la clientèle de la bibliothèque?
  • Nous recevons plus de 5000 avatars par semaine; le comptoir de référence est en activité plus de 80 heures par semaine. Comme il s'agit d'une clientèle internationale, nous pouvons clavarder dans 6 langues différentes, grâce à un outil de traduction.

Quel est le type de questions qu'on te pose le plus souvent? Et quelles sont vos ressources?

  • Je dirais que 60% des questions sont similaires à celles que l'on nous pose en bibliothèque publique, alors que 40% ont SL pour objet. Nous répondons à toutes sortes de questions - académiques, en santé, en technologies de l'information... Nous n'avons pas de catalogue, alors nous essayons et utilisons des sources publiques : le Directory of Open Access Journals, PubMed, le Librarian's Internet Index. Si l'usager veut nous révéler son origine, nous cherchons dans sa région réelle et lui indiquons des ressources auxquelles il peut accéder. Nous ne savons pas si les usagers visitent plus leur bibliothèque par la suite, mais bon nombre reviennent nous voir.
Comment se passent les interactions avec tes collègues de travail? (Visitez leur site)
  • Les bénévoles viennent de bibliothèques publiques, académiques et spécialisées. Nous avons des rencontres mensuelles afin de partager nos ressources et discuter des usagers problématiques. Nous nous rencontrons aussi entre nos changements d'horaires de travail pour discuter de la profession dans le monde réel et dans le monde virtuel. Hors SL, j'ai rencontré quelques collègues à des conférences et c'est vraiment étrange de voir la vraie personne derrière un avatar!

Comment as-tu été engagée?

  • On a vérifié que j'étais bien inscrite dans une école de bibliothéconomie et on m'a posé des questions test. J'ai suivi une formation, et ma superviseure me donne du feedback régulièrement. Si ça vous intéresse, visitez SL, téléchargez la messagerie instantanée et contactez Hypatia Dejavu. Nous avons toujours besoin de bénévoles.

Est-ce que ton expérience te sera utile dans ta recherche d'emploi?

  • Je vais définitivement l'inclure dans mon CV. Je suis devenue experte en référence par clavardage maintenant, le fait que ce soit dans une bibliothèque virtuelle importe peu. Selon moi, la référence par courriel n'est pas assez rapide, et plus personne ne téléphone à la bibliothèque de nos jours. La technologie existe, il faut l'utiliser! (Note: ce service est disponible entre autres à la bibliothèque de l'Université McGill).
Dans le monde réel, Jambina s'appelle Amy Buckland et termine sa MSI à l'Université McGill. Elle était présidente de l'association étudiante de la MSIS l'an dernier, et est secrétaire de la section de l'est du Canada de la SLA. Elle est abonnée à une centaine de blogues et nous fait part de ses découvertes sur son blogue personnel. Amy présentera son expérience de travail sur Second Life au prochain congrès de l'ALA à Anaheim, en Californie, en juin 2008. Pour la postérité, cette entrevue a été réalisée de façon spontanée, en temps réel sur Google talk - comme quoi les matantes de 40 ans d'aujourd'hui sont plus délurées qu'il y a vingt ans et s'adaptent au changement!

vendredi 28 mars 2008

La vie après Google

Vous vous ennuyez du cours Recherche d'information? Je vous présente brièvement les moteurs de recherche préférés de Mary Ellen Bates, selon son article paru sur Fumsi.

Quintura utilise les résultats de Yahoo pour créer son propre regroupement, incluant un nuage de tags:

Encore plus de fonctionnalités sont disponibles sur Touchgraph: on peut faire exploser et/ou déplacer les bulles de résultats pour créer de nouveaux regroupements. Vraiment cool! (Requiert Java)

Un petit dernier: SearchCrystal, un combo méta-recherche, comparaison de moteurs de recherche et visualisation des données. Les métadonnées de chaque résultat apparaissent lorsqu'on le survole:

Lisez l'article au complet pour découvrir d'autres substituts à Google, en particulier pour restreindre les résultats de la recherche.

Les gens cherchent mieux que les algorithmes

Dans un article de Brendan I. Koerner paru dans la dernière édition de Wired, l'auteur conclut à la nécessité de faire intervenir des humains dans le processus de recherche d'information (ouf, on ne nous a pas menti!). On apprend d'abord comment le créateur de Brijit a voulu canaliser le flot d'information qui le submergeait chaque jour: il a créé une entreprise qui publie près de 125 résumés d'articles de journaux et de magazines par jour. Les huit employés analysent près de 100 sources et produisent des résumés de 100 mots maximum (et vous croyiez être une queen de la synthèse dans le cours de Mme Hudon!). Il ne vous reste plus qu'à vous abonner à ce service et vous pourrez édifier vos connaissances avec votre savoir rapidement acquis.

Un autre exemple d'intervention humaine: Mahalo, un moteur de recherche dont les résultats sont compilés par des bénévoles. De son côté, ChaCha propose des guides en temps réel pour vous aider dans vos recherches d'information: de la référence instantanée, où que vous soyiez, puisque vous pouvez obtenir les résultats sur votre cellulaire. Et si c'est vous la référence sur un sujet particulier, faites-en profiter tout le monde en fournissant du contenu sur Squidoo (c'est comme Wikipedia, mais en moins straight).

Bien sûr, la couverture de ces sites ne se compare pas à celle de Google, mais à tout le moins, un esprit critique est d'abord passé par là, et vous obtiendrez sûrement moins de bruit. Tous attendent cependant avec impatience le King Kong de la recherche, en développement chez Google: knol, qui permettra à des experts d'écrire des introductions aux résultats de recherches portant sur une variété de sujets. Ainsi donc, après avoir consacré des millions de dollars à développer ses précieux algorithmes, le géant semble réaliser qu'il n'y a pas de substitut à la touche humaine...

mercredi 26 mars 2008

Pourquoi ça vaut la peine d'être membre de la SLA

J'ai assisté hier soir, en compagnie de Patrick, à une excellente présentation du président de la SLA, Stephen Abram. Mentionnons que M. Abram est un présentateur fort inspirant, qu'il a une vision enthousiasmante sur l'avenir de la profession de spécialiste de l'information, et que l'EBSI serait fort avisé de l'inviter à donner une période de cours, question de sensibiliser les étudiants aux défis qui nous attendent. Mais je m'égare.

Pour $35 par an, un étudiant membre de la SLA obtient (entre autres):

  • Un abonnement à la revue Information Outlook, qui vous pointe vers de nombreuses ressources intéressantes;
  • L'accès au laboratoire d'innovation, où vous pourrez dès juin vous familiariser autant que vous le voudrez avec un paquet d'applications: blogues, wikis, podcasts, RSS, etc. On vous fournit le carré de sable, vous vous amusez dedans;
  • Un portail d'information qui vous présente des bibliographies sur plus de 40 sujets pertinents (avoir su, je l'aurais consulté pour mon travail sur l'automatisation en bibliothèque!);
  • L'accès à plus de 1000 livres électroniques en gestion;
  • L'accès imminent à plus de 25 000 vidéos d'apprentissage;
  • L'accès à des fils RSS de nouvelles en SI sur Factiva;
  • Un rabais de 25% sur les cours de la Click University, qui propose des cours de développement professionnel en ligne (si vous n'en avez pas assez de ceux de l'EBSI);
  • En chantier: Learning 2.0: 23 things in 15 minutes a day, qui vous permettra de connaître les facettes du web 2.0 à votre rythme;
  • Et bien sûr, des occasions de réseautage avec des professionnels. Mine de rien, j'ai rencontré grâce à la SLA ma superviseure de stage, une bibliothécaire de l'Université Concordia qui m'a mis au parfum sur son milieu de travail (4 postes y sont présentement affichés), une étudiante en LIS de McGill fort allumée, et la sympathique présidente de la section de l'est du Canada de la SLA.

Eh non, on ne m'a pas payée pour écrire cette infopub... mais si vous voulez faire votre marque dans le monde mouvant des sciences de l'information, autant vous mettre à jour régulièrement et vous entourer de bon amis, et c'est ce que la SLA vous offre!

Vert: Certificat Archivistique
Rouge: Certificat GIN
Jaune: M1
Orange: M2

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