mercredi 26 septembre 2007

Les bibliothèques en 2010

Bon, je ne suis qu'en M1 et au risque de m'exposer à de violentes critiques de la part de tous ceux qui réfléchissent sur l'avenir des bibliothèques depuis plus longtemps que 23 jours (eh oui, déjà 23 jours de passés depuis la rentrée scolaire), je me permets de vous proposer ce petit vidéo amusant que j'ai trouvé sur ce cher monstre qu'est devenu Youtube.


Le clip a été préparé par un bibliothécaire américain qui est préoccupé par l'imperméabilité de certains bibliothécaire à tous les développements technologiques. Je vous le propose d'abord parce que je l'ai trouvé plutôt rigolo et un peu déluré, mais également pour vous questionner, communauté de bloggueurs au fait de tout ce qui se passe dans le monde des bibliothèques. Y a-t-il effectivement un telle résistance face aux nouvelles technologies dans les bibliothèques québécoise actuellement ? Et quelle place d'après vous devraient-elles y prendre (euh, les nouvelles technologies dans les bibliothèques québécoises... Si difficile à apprendre, la langue française, et elle demeure parfois si imprécise !) ?
Bon, je tenais vraiment à me commettre pour la première fois dans notre blogue, je me coucherai donc un peu moins vierge ce soir.
Au plaisir !

3 commentaires:

j-p a dit...

Je pense qu’il faut nuancer un peu. Que les bibliothécaires se gardent au courant des développements de la technologie, je pense que cela va de soi. Mais est-ce que chaque nouvelle innovation technologique a systématiquement sa place dans une bibliothèque, et particulièrement une bibliothèque publique ? Là, je suis sceptique.

Dépendamment de son milieu et des ses ressources, chaque bibliothèque aura une mission ou une vocation spécifique dans laquelle la technologie peut prendre une place variable. Pour avoir travaillé dans un milieu plutôt défavorisé, le simple fait d’offrir accès à Internet gratuitement étais déjà un gros plus pour les usagers.

On a probablement tous nos fixations sur ce qui peut « rendre les bibliothèques cool » (là encore, nuançons) mais de là a croire qu’un espèce de « Messie technologique » est la solution à tout, il y a une sérieuse marge.

Je ne pense donc pas qu’il faille nécessairement croire que les bibliothécaires sont « imperméables » à la technologie mais plutôt que la réalité est aussi celle très très terre-à-terre des contraintes de budget, de ressources matérielles et humaines (chaque nouveau service ou équipement demande du temps de formation autant du personnel que des usagers) et parfois simplement d’espace : si on n’a déjà plus de places pour les livres, on les mets où, les ordinateurs?

iPuce a dit...

Je suis un peu d'accord avec JP, mais pas sur tout.

C'est vrai, les bibliothécaires doivent se tenir au courantbr/>b> des développements technologiques et peut-être ces derniers n'ont-ils pas tous leur plance en bibliothèque publique.

Là ou je ne suis pas d'accord, c'est que les bibliothèques ayant des ressources moindres (ça ne fait pas beaucoup car les bibliothèques manquent déjà d'argent, alors une bibliothèque qui a un peu du peu...)donc, ces bibliothèques, devraient se passer de la technologie. Il ne faudrait pas que certains coins du Québec vivent au delà d'un fossé numérique! Je ne peux pas admettre ça.

Concernant «l'imperméabilité des bibliothécaires» de mon point de vue d'étudiante ayant fait la moitié de la première année et aussi de mon point de vue de 32 ans (y a pas juste les études qui permettent de réfléchir sur un sujet), je crois que les bibliothécaires sont souvent des gens conventionnels qui aiment à ce que les règles soient respectées; des gens de tradition. Or, c'est difficile de demander à ce type de personnes de sauter à pieds joints dans le lac des inovations et du changement.

Bien sûr, il y en a une portion qui tirent les autres vers un changement potentiel, mais je ne crois pas que les révolutions sont courantes dans le monde de la bibliothéconomie. Et comme les Québécois font des révolutions tranquilles, on s'attent mal à ce que les révolutions rapides et sensationnelles arrivent comme une tempête de neige au mois de mai...

Le message de l'Américain est bon: il brasse les puces des bibliothécaires et leur dit que s'ils veulent pouvoir oeuvrer encore il ne faut pas rêver, ni attendre les bonnes grâces gouvernementales. Et pour ça, nous aurons besoin de créativité, d'inventivité et.... de technologie.

Je suis contente qu'un "première année" se dégêne et participe à notre super blog! Bravo!

Sylvie a dit...

Je crois que l'erreur est de considérer la technologie comme étant une fin en soi. Je suis plutôt d'avis que la technologie doit être perçue comme étant un moyen de donner accès à l'information et de bien rencontrer les besoins de la clientèle.

Je crois également que les ressources ont un grand impact sur la capacité des bibliothèques à rencontrer ces «impératifs technologiques». Je suis plutôt de l'avis de J-P là-dessus.

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