Aucun message portant le libellé document numérique. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé document numérique. Afficher tous les messages

mercredi 19 mars 2008

Votre empreinte numérique

Dans un article de Ryan Paul paru sur ars technica, les conclusions d'un rapport de la firme IDC sont présentées. On y apprend qu'en 2007, le volume total d'information numérique créée et reproduite globalement a atteint 281 milliards de gigabits (soit 451 GB par personne). Pour vous donner une idée, ce nombre ahurissant est supérieur au nombre d'étoiles dans l'univers! Pour la première fois, le volume de contenu numérique a dépassé la capacité totale de stockage. IDC prévoit qu'en 2011, seulement la moitié de l'univers digital sera conservé (est-ce que ce blogue sera inclus?). Tout ce contenu provient entre autres du milliard de caméras numériques et d'appareils photo intégrés aux téléphones cellulaires. L'image ci-dessous provient du site d'EMC, qui fait le suivi du contenu numérique mondial:


Sur une note plus inquiétante, le volume d'information numérique généré automatiquement sur nous dépasse celui que nous créons activement nous-mêmes: noms sur des listes d'envoi, images prises par des caméras de sécurité, recherches sur Internet, etc. Alors que notre "ombre numérique" prend de l'expansion, les risques d'atteinte à notre vie privée augmentent de façon proportionnelle.


Quelle est votre contribution à l'univers numérique? Vous pouvez calculer votre empreinte digitale quotidienne en téléchargeant l'application ci-dessus, disponible chez EMC.

jeudi 7 juin 2007

Prêt de documents numériques

Un article intéressant qui est passé par une très bonne source d'information, nous apprend que certaines bibliothèques allemandes vont lancer un service de prêt pour des documents numériques avec l'aide d'un partenaire commercial.

La compagnie DiViBib GmbH servira de fournisseur de contenu comprenant de la musique, des documents sonores et audiovisuels ainsi que de livres numériques à partir d'un site Web. Évidemment que la protection des droits d'auteurs passe par les technologies habituelles de DRM. ce qui veut dire qu'un document perd sa capacité d'être lù à la fin de la période de prêt, mais ne nécessitera pas le retour à la bibliothèque. ;^) Fait intéressant mentionné dans l'article, un même document ne peut pas être emprunté en même temps par deux usagers.

Ce type d'entente commercial rappel l'article bidon du New York Post qui affirmait que la bibliothèque publique de Brooklyn explorait l'idée d'un partenariat avec le service en ligne Netflix. Netflix est un service payant en ligne qui remplace notre club vidéo par des emprunts de DVD livrés par la poste. Cependant, un autre blogue nous pointait vers une bibliothèque publique du Rhode Island qui offre la possibilité à ses usagers d'emprunter des films, ne figurant pas dans la collection de la bibliothèque, par l'entremise du service Netflix. Le but de la bibliothèque du R. I. est d'utiliser son compte Netflix comme une source de documents pour le PEB au même titre qu'une autre bibliothèque.

dimanche 11 mars 2007

Les bibliothèques virtuelles

Les bibliothèques virtuelles sont les nouvelles formes de bibliothèques, mais à quoi correspond exactement ce nouveau concept.
Une bibliothèque est un lieu, un objet, une institution et une collection organisée. La notion même de bibliothèque encre géographiquement l’institution ou la collection. Le lieu physique identifie l’objet. Alors que la notion de virtualité réfère à l’utilisateur, pour qui le fonctionnement de la bibliothèque fictive est transparent (il ne voit ni la structure logique, ni la structure physique).
La bibliothèque virtuelle fait appel à une ossature qui dématérialise la collection ou l’institution. Elles deviennent numériques, c’est-à-dire soit une conversion d’informations d’un support traditionnel vers un codage numérique (0 et 1), soit une information nativement numérique. L’utilisateur n’a plus besoin de référence géographique. L’accès est réalisé à distance par l’intermédiaire de l’outil informatique.
Deux types d’information peuvent être disponible dans les bibliothèques virtuelles :
- l’information primaire ;
- l’information secondaire (bibliographique, catalographique, descriptive ou accès à une description).
Les formes de bibliothèques virtuelles les plus simples sont les catalogues de bibliothèques accessibles à distance (par Internet ou en WAN, Wide Area Network). Les OPACs en sont les meilleurs exemples.
Ensuite, nous avons les bibliothèques qui présentent leur collection par une description sans accès aux collections. Cela s’apparente à une vitrine publicitaire pour une institution ou un outil de travail en commun, comme par exemples le Guggenheim ou la bibliothèque virtuelle de la communauté française de Belgique.
Ces modes de fonctionnement réfèrent à une utilisation archaïque des capacités d’Internet et de l’outil informatique.
Mais beaucoup d’efforts sont déployés pour atteindre une nouvelle ère de l’utilisation de l’outil. C’est une recherche de la dématérialisation totale. Les applications tendent à cet objectif.
Quelques exemples (mes exemples viennent souvent du domaine de la muséologie, car leurs tentatives sont bien souvent en avance par rapport à celles des bibliothèques) :
- le Louvre offre des outils intéressants et un accès restreint à certaines œuvres.
- le musée d’art contemporain Rhizome avec des actualités sur les nouveaux médias artistiques et une base de données.
- le Red Studio de MoMA qui permet des applications artistiques interactives.
- Elpais, un musée qui offre une déambulation virtuelle dans leur collection.
- le musée virtuel des brevets.
- l’exposition sur la Mer de la BNF.
- le Musée McCord qui possède une collection, en accès, très intéressante.
- the New York Public Library qui offre un accès à une partie de sa collection.
Les exemples sont nombreux et intéressants. Ils vont plus ou moins loin dans l’accès et la transparence à l’utilisateur. A partir de tous ses exemples et votre expérience que représente pour vous la bibliothèque virtuelle ? Et que doit-elle être ?
Je vous laisse méditer ces questions.
Mais je vous donne aussi un projet dernièrement mis en place (démonstration). C’est peut-être cela la bibliothèque virtuelle ?
the World Digital Library, c’est un projet international de bibliothèque virtuelle. A découvrir !

Rappel : Table Ronde sur les bibliothèques virtuelles avec Stéphanie Boyd de Bell Canada et Émilie Gagnon d'Alcan
le lundi 12 mars à 11h45, local B-4205, Pavillon Jean-Brillant de l'Université de Montréal
GESLA

Bibliographie :
Robert, Paul, Josette Rey-Debove et Alain Rey. 1995. Le nouveau petit Robert : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française. Dictionnaires le Robert : Paris.
Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique. 2002. La recherche d’information sur les réseaux : cours INRIA, 30 septembre – 4 octobre 2002, Le Bono (Morbihan). ADBS Editions : Paris.

dimanche 11 février 2007

Bibliothécaires et archivistes : vers une fusion ?

Avant le début de la maîtrise, je n'avais aucune idée de ce qui séparait les univers de la bibliothéconomie et de l'archivistique. La réponse donnée - peu satisfaisante à mon avis - est que la bibliothéconomie s'intéresse à ce qui est publié, tandis que l'archivistique, aux documents non publiés. Frontière poreuse et assez floue qui est questionnée par l'avènement du numérique.

Jean-Michel Salaün se penche ici sur les conséquences du numérique pour les professions de l'information :

«Même si, bien sûr, les bibliothèques traditionnelles gardent toute leur justification pour les documents traditionnels, les changements induits par le document numérique, on l’aura compris, sont radicaux et profonds pour les professionnels de la documentation [...]. Tous ces éléments justifient l’affirmation d’un recoupement ou d’une fusion entre les savoirs bibliothéconomiques et archivistiques dans le domaine numérique».

Ceci amène plusieurs questions (et peut-être à ouvrir la boîte de Pandore) :

La réalité numérique pourrait-elle avoir comme conséquence une fusion entre les professions de bibliothécaire et archiviste ? Cette «fusion» serait-elle possible, voire bénéfique ?

Bon débat !

Vert: Certificat Archivistique
Rouge: Certificat GIN
Jaune: M1
Orange: M2

Abonnez-vous à un (ou plusieurs de ces agendas)