À l’unisson de Nathalie Clairoux (finissante de la MSI en 2008) qui l’a écrit à plusieurs reprises l’année dernière dans plusieurs articles à La Référence et billets sur EBSI 2.0, je veux vous sensibiliser à l’importance non seulement d’être membre, mais surtout de s’impliquer au sein d’une association professionnelle. Il y en a assez pour combler les curiosités et les aspirations de tous et chacun.
Pour ma part, c’est à l’Association des archivistes du Québec (AAQ) que j’ai adhéré en premier. Mais j’ai décidé de ne pas seulement payer une cotisation mais de m’impliquer. J’ai tout d’abord proposé mes services pour quelque chose qui m’intéresse (règle numéro un) et qui ne consommerait pas trop de mon temps puisque réussir ma maîtrise et pouvoir payer mon loyer sans arriver à l’épuisement étaient mes priorités. Donc, depuis l’automne 2007, je me suis occupée avec Julie Roy du blogue Les archives à l’affiche. Lancé officiellement en février 2008, il compte aujourd’hui presque une centaine de visiteurs par jour et un nombre croissant de contributeurs. De deux, nous sommes passés à une dizaine.
Cette implication m’a menée durant l’été à connaître d’autres personnes du milieu de manière formelle et informelle. Et de fil en aiguille, les idées, sous l’impulsion du succès du blogue, ont fusé, l’énergie et la motivation ont monté. Le site de la Déclaration québécoise sur les archives offre une section «Webzine», ce magazine deviendra un véritable magazine en ligne vivant et très actif. À surveiller : quand je m’engage, je livre…
Et il se trouve que cette décision entérinée par le groupe m’a amené indirectement à devenir la responsable du comité du site web de l’AAQ afin d’implanter un site géré par un gestionnaire de contenu.
C’est mon choix de m’impliquer avec une telle intensité et énergie et je m’y trouve gagnante. Tout le monde n’a pas à s’impliquer sur de grands projets et peut simplement donner un coup de main de temps en temps.
Ce que ça apporte de s’impliquer, à long terme (dans l’ordre où ça me vient à l’esprit), l’occasion ou la possibilité :
- d’un soutien moral et technique et de lobbying
Dans notre milieu de travail, nous serons plus souvent qu’autre chose isolés. À l’EBSI, nous avons tous plus ou moins le même état d’esprit et connaissons l’importance de la gestion informationnelle. Mais sur le marché du travail, que ce soit bibliothécaire en bibliothèque publique, en centre de documentation, archiviste gestionnaire de l’information ou d’archives définitives, au privé, comme au public, nous devrons nous battre contre d’autres services jugés plus prioritaires et importants. Être tout seul dans ce contexte, ce n’est pas facile, surtout quand on est tout frais sorti de l’École. On a vu beaucoup de chose au survol mais concrètement il faudra prendre des décisions. En vous impliquant dans une association vous augmentez votre potentiel de recevoir de l’aide, des conseils et de démontrer que vos revendications sont tout à fait pertinentes.
- d’entendre parler de milieux professionnels différents, des conditions de travail, des difficultés rencontrées et comment les uns et les autres gèrent ces situations, etc.
- de trouver un mentor de manière informelle ou formelle
- de changer les choses
Vous avez regardé et jusqu’à maintenant, vous n’avez pas trouvé qu’une association ou une autre pourrait vous apporter quelque chose en tant que membre. Vous ne vous y reconnaissez pas. Or, c’est aussi de notre responsabilité – la relève – de nous impliquer et de mettre la main à la pâte pour changer les choses. Il ne s’agit pas de faire la révolution mais de se donner concrètement les moyens d’obtenir les services et le soutien qu’on souhaiterait avoir. Ce n’est pas en allant une fois par année ou plus à une assemblée générale et en râlant que telle ou telle chose n’est pas en place que vous obtiendrez ce que vous attendez. Il faut des têtes et des mains pour s’occuper de tout ça. C’est donc à nous de prendre notre avenir en main et en y apportant concrètement notre marque. Il peut y avoir de la résistance, mais c’est normal. Ce que j’ai constaté, c’est au contraire une ouverture. De plus, ce n’est pas parce que lors d’une tentative précédente votre idée n’est pas passée, qu’il faut y renoncer, bouder et ne pas y revenir. Il se peut simplement que ce n’était pas le bon moment.
Nous sommes actuellement dans une période de transition importante et il me semble que toutes les associations sont susceptibles de bien prendre vos propositions de projet et de changement. Mais, il faut aussi accepter à court terme de porter le projet parce qu’il ne va pas se réaliser tout seul.
C’est ce que je fais actuellement : je prends le risque de changer des choses qui vont plus ou moins bien être perçues par d’autres. Ce seul fait donne de l’énergie à d’autres qui embarquent et il serait dommage que ce momentum tombe à l’eau par manque d’individus pour répartir équitablement la charge de travail. De plus, vous avez l’embarras du choix quant au type d’implication que vous êtes prêts à donner, selon vos intérêts.
C’est pour cette raison que je fais un appel à tous et par fair play pas seulement pour l’AAQ mais également au nom des autres associations. Il en va de l’avenir de notre rôle à tenir dans la société. Et ça commence tout de suite…
Et non, je ne vous ai pas parlé de réseautage, formation continue, etc. Tout ça, c’est écrit partout les avantages de devenir membre et surtout de s’impliquer.
Quelques associations :
Association des archivistes du Québec (AAQ) : http://www.archivistes.qc.ca/
Association pour l’avancement des sciences et techniques de la documentation (ASTED) : http://www.asted.org/
Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ) : http://www.cbpq.qc.ca/emploi/offres.html
Special Library Association – Section de l’Est du Canada (SLA-Québec) : http://units.sla.org/chapter/cecn/f/
Il y a aussi d'autres organisations auxquelles vous pouvez adhérer.
PS :
Concours adhésion AAQ : en devenant membre de l’AAQ cet automne vous courez la chance - par tirage - d’avoir une adhésion gratuite. Mettez le nom de la personne qui vous a référé sur votre formulaire d’inscription.
dimanche 7 septembre 2008
À ne pas négliger : tirer parti de la force des associations professionnelles
Publié par
Karin Michel
à
12 h 31
1 commentaires
Libellés : AAQ, associations professionnelles, ASTED, CBPQ, SLA
mercredi 26 mars 2008
Pourquoi ça vaut la peine d'être membre de la SLA
J'ai assisté hier soir, en compagnie de Patrick, à une excellente présentation du président de la SLA, Stephen Abram. Mentionnons que M. Abram est un présentateur fort inspirant, qu'il a une vision enthousiasmante sur l'avenir de la profession de spécialiste de l'information, et que l'EBSI serait fort avisé de l'inviter à donner une période de cours, question de sensibiliser les étudiants aux défis qui nous attendent. Mais je m'égare.
Pour $35 par an, un étudiant membre de la SLA obtient (entre autres):
- Un abonnement à la revue Information Outlook, qui vous pointe vers de nombreuses ressources intéressantes;
- L'accès au laboratoire d'innovation, où vous pourrez dès juin vous familiariser autant que vous le voudrez avec un paquet d'applications: blogues, wikis, podcasts, RSS, etc. On vous fournit le carré de sable, vous vous amusez dedans;
- Un portail d'information qui vous présente des bibliographies sur plus de 40 sujets pertinents (avoir su, je l'aurais consulté pour mon travail sur l'automatisation en bibliothèque!);
- L'accès à plus de 1000 livres électroniques en gestion;
- L'accès imminent à plus de 25 000 vidéos d'apprentissage;
- L'accès à des fils RSS de nouvelles en SI sur Factiva;
- Un rabais de 25% sur les cours de la Click University, qui propose des cours de développement professionnel en ligne (si vous n'en avez pas assez de ceux de l'EBSI);
- En chantier: Learning 2.0: 23 things in 15 minutes a day, qui vous permettra de connaître les facettes du web 2.0 à votre rythme;
- Et bien sûr, des occasions de réseautage avec des professionnels. Mine de rien, j'ai rencontré grâce à la SLA ma superviseure de stage, une bibliothécaire de l'Université Concordia qui m'a mis au parfum sur son milieu de travail (4 postes y sont présentement affichés), une étudiante en LIS de McGill fort allumée, et la sympathique présidente de la section de l'est du Canada de la SLA.
Eh non, on ne m'a pas payée pour écrire cette infopub... mais si vous voulez faire votre marque dans le monde mouvant des sciences de l'information, autant vous mettre à jour régulièrement et vous entourer de bon amis, et c'est ce que la SLA vous offre!
Publié par
Natalie Clairoux
à
20 h 55
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Libellés : associations professionnelles, formation continue, Special Library Association
samedi 30 juin 2007
Libre accès pour la CLA
Bonne nouvelle via Michael Geist pour terminer la semaine. La Canadian Library Association annonce sa politique sur le libre accès pour faire suite aux recommandations contenues dans le rapport du groupe de travail sur la question.
Ce qui m'a marqué de cette nouvelle, c'est le fait que le Feliciter sera disponible en ligne lorsqu'une nouvelle édition est publiée. J'espère que la CBPQ et l'ASTED songent à la même stratégie, car c'est dommage de "dissimuler" du Web autant d'information pertinente.
Pour ceux qui ont accès à la version "papier" d'ARGUS, je vous suggère la lecture de l'article sur la Baladodiffusion et les bibliothèques de Véronique Parenteau paru dans le numéro printemps-été 2007. Pour ceux qui ont accès à Repère, ...bein... ils n'ont toujours pas indexé le numéro d'automne 2006, donc il sera disponible en ligne d'ici à la fin de notre maîtrise probablement.
mercredi 21 mars 2007
(Santé OU Référendum OU Familles) SAUF Biblioth*
Les bibliothèques ne font manifestement pas partie des priorités des partis politiques en ces temps d’élection. Depuis le 21 février dernier, les chefs n’en ont que pour la santé, un éventuel référendum et le sort des familles. Et la culture, elle est où dans tout ça? Exclue du débat des chefs, elle fait figure de parent pauvre de la présente campagne. Pas étonnant que lesue* bibliothèques soient oubliées… Un bref coup d’œil aux plateformes, feuilles de route et autres opérations de charme des partis permet de le remarquer. En fait, les seuls qui en fassent mention sont le Parti libéral et le Parti vert.
Les premiers y vont d’un engagement (difficile d’employer ce mot sans un sourire amer…) assez clair. On nous promet (!?!) ainsi un nouveau plan de promotion de la lecture à l’école axé sur le plaisir de lire, un investissement chiffré à 20 M$. Celui-ci devrait notamment passer par l’embauche de bibliothécaires et de personnel spécialisé dans l’animation et la gestion des bibliothèques. (Serait-ce les hordes de bibliothécaires scolaires qu’on nous fait miroiter depuis notre entrée à l’EBSI???) Ce parti propose également la mise en réseau des bibliothèques publiques de la province, au coût de 5 M$ (on ne donne toutefois pas plus de détails sur ce projet…).
Du côté du Parti vert, les projets de bibliothèques multimédias en région auraient droit à des subventions alors que les bibliothèques scolaires seraient regarnies. Les Verts ne chiffrent cependant pas ces engagements.
Comment se fait-il que les autres partis demeurent silencieux sur le sujet? Pas assez vendeur? Ou serait-ce plutôt un manque de pressions de la part de nos organisations? (Tout le monde sait qu’en prévision d’une campagne, les groupes d’intérêts de tous acabits réclament leur part à grand renfort de tambour…) Un communiqué à ce sujet a toutefois été envoyé aux médias et aux partis par la Table des milieux documentaires et archivistiques du Québec… le 15 mars dernier! Je ne sais pas si d’autres pressions ont été faites auparavant, je n’arrive pas à en trouver trace sur les sites web des différentes associations, mais, en ce moment où toutes les requêtes sont permises, n’aurait-il pas été nécessaire de faire davantage de bruit afin de positionner les bibliothèques sur l’échiquier électoral dès le départ?
Publié par
Anonyme
à
20 h 28
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Libellés : associations professionnelles, Élections Québec 2007, Engagements politiques
mardi 13 février 2007
Être membre des associations professionnelles, ça a un prix!
Les associations professionnelles semblent prendre une place prépondérante dans notre domaine d'étude. Dés les premières semaines, on prend connaissance du GESLA qui est la seule association avec une présence permanente dans le département. Ce sont des étudiants et des étudiantes qui font vivre le groupe.
Par la suite, dans le cadre du cours de M. Savard, on reçoit la visite de représentants de la CORPO, la SLA, l'ASTED et l'ACSI.
Vous aurez compris, la démarche vise à encourager notre implication dans une des associations en devenant membre. On nous explique qu'il existe que de biens faits à l'adhésion et que c'est la meilleure façon de démarrer son réseau de contacts dans le milieu. Alors, sans connaître les chiffres exacts, on est plusieurs à s'inscrire dans une association. Je suis membre d'une de ses associations, mais je vais taire laquelle.
Dernièrement, en parlant à des collègues, je découvre les avantages des autres associations. Je commence donc à explorer les autres associations avec l'intention de devenir membre. Cependant, je m'aperçois qu'être membre, ça a un prix! Voici les tarifs pour les différentes associations:
Association canadienne des sciences de l'information: 40$
Assocation des archivistes du Québec: 70$
American Library Association: 55$
American Society for Information Science & Technology: 40$
Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation: 45$
Canadian Library Association: 50$
Coporation des bibliothécaires professionnels du Québec: 55$
Special Libraries Association: 35$US
J'ai évidemment fait une croix sur l'adhésion à une autre association, car mon portefeuille ne me permet pas de transporter plus de cartes de membre que de billet de banque. Toute cette démarche m'a fait penser.
Est-ce que ça ne serait pas dans l'intérêt des associations d'offrir des tarifs qui seraient symboliques pour encourager l'adhésion des étudiants? Si être membre d'une association comme étudiant me coutait 5$, je deviendrais membre immédiatement de toutes les associations qui offriraient ce tarif. Je serais en mesure de découvrir tous les avantages des associations qui existent. Par la suite, une fois sur le marché du travail, je paierais le plein prix comme membre régulier. Comme étudiant, nous sommes un public conquis pour toutes ces associations. On demande seulement d'être accueilli dans le plus d'associations possible.
Est-ce que j'oublie des associations? Est-ce que le prix vaut l'adhésion? Et ne me parlez pas des abonnements aux revues, elles sont toutes gratuites à la bibliothèque. ;-)
